Un mot de Josée…

Aujourd’hui, nous avons reçu un message de la part de Josée Vigneault. Nous avons tenu à vous le transmettre, car il dégage, selon nous, l’énergie et les émotions qui semblent régner au sein du groupe de cyclistes.

« Blogue spécial qui en fait ne fait pas seulement état de la journée d’aujourd’hui, mais d’un ensemble de pensées qui me traversent l’esprit depuis le début de ce magnifique projet!

Plusieurs mots me viennent en tête: préparation, investissement de temps, nervosité, dépassement de soi, maladie, privilège, forme physique, force psychologique, vrai, humanitaire, paysages majestueux, émotivité, entraide, chaleur, douleur, sept, accueil, respect, proximité, objectif, etc.

Nous avons en effet tous des objectifs différents en lien avec ce voyage, tout comme dans nos propres vies; nous sommes uniques.  Ce qui est merveilleux dans ce voyage-ci est le lien qui nous unit, l’objectif commun de trouver une cure à cette maladie.

Nous avons un guide merveilleux, Alexandre, qui donne son 110% et comme il dit si bien, l’accomplissement est 25 % physique, 25 % technique (vélo) et 70% mental…

Chaque petit geste pour rendre notre expérience la plus agréable possible, mais je peux vous assurer qu’il en fait bien plus qu’il en est demandé.  « Je vous trouve bons » dit-il.  Sa bonne humeur, son respect pour nos volontés, son originalité, son soutien unique… son dépassement.  Il est notre ange gardien.

Autant de petits villages traversés, autant de cyclistes jeunes et moins jeunes qui bravent chacun des cols, autant de raisons pour se dépasser personnellement.  Un maillot à pois pour chacun de nous, symboliquement nous sommes tous des vainqueurs en soi.  Peu importe ce que nous réaliserons ici, nous sommes gagnants.

Chaque matin est un nouveau défi.  La fatigue de l’un, la douleur de l’autre, le trac devant l’Alpe d’Huez… Nous avons plus de la moitié du chemin de fait, et discutons déjà avec une certaine tristesse qu’il ne nous reste qu’un soir à passer ensemble… mais je sais pertinemment que ce voyage nous aura unis pour la vie, car les liens créés ici sur la ROUTE DES GRANDES ALPES, resteront à jamais gravés dans nos cœurs.

Les paysages majestueux nous font oublier les douleurs vécues sur chacun des cols.  S’arrêter nous permet de mieux poursuivre…  Ce n’est pas vraiment chacun des sommets des cols que nous faisons qui compte mais chaque coup de pédale que nous donnons: c’est le trajet qui importe le plus.  Ce trajet a débuté avec une idée de Gilles et n’aura jamais de fin.

Nous profitons des lacets, des petites brises de vents, des quelques mètres ombragés, de l’eau que nous asperge Alex, de l’extérieur des courbes, pour trouver un peu de facilité afin de nous permettre d’arriver tout en haut!

Aujourd’hui, nous avons fait le les cols d’Izoard et celui de Vars.  Ce fût encore une fois majestueux, j’ai déjà hâte à demain! »

col_Vars

Merci à Josée pour ce mot inspirant et bonne chance pour le reste!

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Une équipe bien soudée!

La journée d’hier a été une journée de repos bien appréciée de nos cyclistes.
La fatigue commence à se faire sentir : les discussions sont réduites lors des soupers et des sorties, leur capacité à «veiller tard» est affectée par ce défi physique et mental. Ils ménagent le plus possible leurs énergies.

Face à soi-même…
Ce type de voyage d’aventure confronte très souvent les participants à eux-mêmes. Louis-Philippe nous a partagé qu’on entend souvent que les voyages forment la jeunesse… un dicton sûrement vrai selon lui, mais pas seulement la jeunesse. Il nous a même confié avoir beaucoup appris sur sa propre personne depuis le début du voyage. Il remercie d’ailleurs toutes les personnes qui lui ont envoyé des messages d’encouragement. Ça le touche énormément et l’énergise. Il en aura besoin pour se rendre à destination!

Gilles, quant à lui, a admis au groupe hier qu’il se comportait un peu comme… un «papa poule» à certains moments (!). Tout un aveu pour lui qui ressent une certaine responsabilité face au reste des participants qui ont tous accepté de s’impliquer dans ce projet… audacieux!

Tous s’entendent pour dire que Josée respire le bonheur et la joie de vivre, et ce, du matin au soir. Qu’il fasse beau, qu’il pleuve, et peu importe le nombre de kilomètres restant à parcourir à chaque étape, son rire et sa bonne humeur sont contagieux. Cette énergie empêche même le reste du groupe de se laisser abattre par le découragement. Ce n’est pas peu dire! Selon Louis-Philippe, elle est un modèle, un exemple à suivre pendant le voyage, et même après.

L’équipe élargie!
Saviez-vous que nos cyclistes bénéficient d’une équipe de soutien? En effet, France, la femme de Gilles, accompagnée de deux amies, Sylvie et Lyne, font partie intégrante du voyage. Ces femmes, qui ont amassé près de 4 000 $ pour la cause, suivent jour après jour le groupe de cyclistes. Elles leurs amènent soutien moral et bonne humeur, deux éléments à ne pas négliger et qui leur donnera sans aucun doute un coup de pouce pour accomplir leur périple. Merci de veiller sur eux!
les femmes_31juillet

Les cols… en rafale!

Nous sommes très heureux de pouvoir recevoir des nouvelles des cyclistes. Leurs photos et leurs anecdotes nous permettent d’être un peu plus près de leur périple.
Voici un résumé des dernières aventures de nos vaillants cyclistes!

LE COL DE LA COLOMBIÈRE
Suite à la randonnée autour du Lac de Lausanne, les cyclistes ont attaqué «les choses sérieuses» soit le col de la Colombière, un col hors catégorie pour le Tour de France. Ils étaient tous très motivés et prêts: ils allaient rouler dans les traces des pros! Suite aux recommandations de leur guide, Alex, ils se sont recueillis à l’église du village appelé Le Reposoir (!) afin de demander un plein d’énergie ( ils ont même manqué un peu de force selon Gilles), mais ils se sont fièrement rendus au sommet de La Colombière! Ouff!

au village Le Reposoir

au village Le Reposoir

Au sommet du col de La Colombière

Au sommet du col de La Colombière

VERS LE COL DE L’ISERAN
Le col de l’Iseran est déjà en soi. Imaginez la détermination que cela demande alors que des cellules orageuses planent au-dessus des Alpes… La Colombière n’a pas été de tout repos pour les cyclistes (entre autre à cause du 15 km pour se rendre à l’hôtel avec 800 mètres de dénivelé…) et une autre journée très exigeante les attendait.

Gilles a décidé de prendre une journée de congé, Louis n’était pas certain, il a donc commencé la route dans le camion avec Alex et lui. Gilles et Alex seraient les «anges» de la journée. il fait environ 17 degrés, il pleut et les braves doivent partager la route avec autos, camions et motos… hé oui, le lundi les travailleurs se rendent au boulot!

Josée a une première crevaison, la température chute encore de moitié (il fait 8,5 degrés!), Denis claque des dents et Louis décide de partir vers le sommet depuis Val d’Isère. Deuxième crevaison pour Josée. Elle et Richard doivent se réchauffer pendant 45 minutes dû au traffic. C’est une question de survie… mais ça ne suffit pas, ils décident de prendre place à bord du camion, accompagnés de Robert aussi. Louis aussi, peu de temps après…

De son côté,  Denis est toujours en route vers le sommet. Il gagnera son maillot à poids malgré la neige s’accumulant sur son casque. Après une bonne soupe chaude pour tout le groupe, Denis décide qu’il veut faire la descente (!) malgré les conseils de ses pairs et 2 cm de neige accumulée au sol. Un rythme lent lui a permis de faire sa descente tout en douceur, la neige disparaissant peu à peu de la route. Il fut le seul à compléter sa journée.
BRAVO DENIS!!

col_iseran_gilles

LE COL DU GALIBIER
Après plusieurs épreuves, l’équipe est maintenant bien soudée, bien entraînée et homogène. Chacun sait ce qu’il ou elle doit accomplir pour assurer le succès du voyage. Les cols du Télégraphe et du Galibier ont été affrontés en portant fièrement les maillots arborant le logo du Défi Tour de France SP. Ce fut une journée riche en émotions et en souffrance. Selon Gilles, «une belle souffrance pour tous ceux qui souffrent vraiment.»

Et puisqu’une image vaut mille mots…
Col_télégraphe_maillot

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Maillot_DTF

Aujourd’hui, mercredi, les cyclistes avaient droit à une halte bien méritée dans la ville de Briançon où ils avaient le choix de faire une boucle à vélo, une randonnée pédestre ou du via ferrata.

Une bonne nuit de repos (bien méritée! c’est peu dire!) attend certainement les cyclistes…
À demain!

Premier tour de piste!

Après un week-end sans nouvelles, nous avons finalement reçu un signe de nos chers cyclistes!

La première randonnée, le tour du Lac Léman, s’est bien déroulée. La plupart des cyclistes en étaient à leur première (ou presque) expérience de voyage de vélo. Ils ont fait le tour à partir de Lausanne, et sont se ensuite dirigés vers la maison. La randonnée leur a permis de faire plus ample connaissance en roulant, mangeant et visitant la ville de Lausanne. Belle façon de briser la glace!

Le groupe se porte bien. Avec un groupe de plus de deux , les idées se multiplient : L’un a une idée, l’autre prend un gorgée d’eau, tandis que 2-3 personnes en profitent pour immortaliser ce moment en photo… et hop, ils ont fini par être séparés! Ils se sont finalement regroupés pour une visite éclair de la ville.

visite de groupe _lausanne
Lors de leur retour à la maison, ils ont pu rencontrer et discuter avec le  «Louis Adam de la France» (!), Bastien Roux, soit le directeur général de la Ligue Française de Sclérose en Plaques.

Ce sont toutes les nouvelles que nous avons pu recevoir.
Selon l’itinéraire, ils ont relevé le Défi du col de Val d’Isère (1 840 m), hier, lundi 29 juillet.
Une étape haute en couleur du programme. Le col de Val d’Isère en est un légendaire… un bel échauffement avant d’affronter le col de l’Iseran (2 770 m) où, semblerait-il, un peu (!) de neige les attend!

col de l'iseran

Plus de nouvelles sous peu!

Jour 1 chez les cousins français!

Les quatre premiers du groupe sont arrivés hier matin à Genève, avec leur vélo et leur bagages… mais de justesse! En effet, Robert a bien failli se retrouver sans ses effets personnels: il n’avait toujours pas sa valise lorsque le carrousel c’est immobilisé, vide, signalant la fin de l’acheminement des items contenu dans l’avion. Il avait beau chercher, nul trace de sa valise. Il en restait bien une, mais ce n’était clairement pas la sienne! Puis, lorsque résigné, il s’apprêtait à se faire à cette triste réalité, un homme est arrivé à la course avec la valise de Robert à main: il s’était trompé de sac! Ouf!Tout un début d’aventure!

Soulagés, nos héros purent enfin sortir rejoindre Alex, leur guide. Alex les amena à bord d’une limousine (oui, oui!) où abondait victuailles et collations et les conduisit au magnifique village d’Hermance, d’où ils amorcèrent leur périple cycliste. Ils prirent chacun une carte et un itinéraire du parcours avant de se lancer sur la route.  Petite pause dans village médiéval d’Yvoire afin d’y dîner, et d’y partager un dessert (une assiette, quatre cuillères)!

Ils firent ensuite une belle traversée du village de Thonon-Les-Bains où l’équipe en a profité pour s’enivrer de l’air frais du lac. Ils en ont même oublié de regarder leur carte! Ils se butèrent alors à un premier cul-de-sac. Et un deuxième cul-de-sac. Et un troisième. Mais où est donc ce chemin? La carte et l’itinéraire auraient très certainement pu les aider, mais leur désir de défi était beaucoup trop élevé pour oser sortir ces documents de leurs poches…

Finalement, même s’ils ont ajouté quelques, ou plutôt de nombreux, kilomètres au circuit, ils ont accompli leur but premier, s’amuser et s’évader sur les routes que leur offrait la France.

Arrivés au magnifique hôtel situé au bord de l’eau, ils n’hésitèrent pas une seconde à plonger dans cette eau invitante et à siroter un verre en attendant leurs deux complices qui devaient arriver sur un autre vol et qui tardaient à arriver.

Car si Richard et Josée ont bel et bien embarqué dans l’avion à l’heure prévue, ils leur a fallu attendre 60 minutes avant de pouvoir décoller. Ce qui les fit arriver beaucoup plus tard à l’hôtel, même si Alex les y amena aussi en limousine. Montage rapide des vélos et malgré l’heure tardive, le duo ont enfourché leur engin et ont filé visiter la campagne environnante. Ils sont revenus pile à l’heure pour rejoindre le reste de l’équipe qui commençait la dégustation de vin rosé du pays et ils se sont offert un souper de groupe bien mérité avant de débuter le périple. Et quel souper! en trois lettres:  W-O-W.
Foie gras, pétoncle, canard, perche, fromage, et  dessert. Décidément, ça commence bien le voyage.

Bienvenue en France les aventuriers!

Mille mercis et place au safari!

Philippe et Stéphane ont communiqué avec nous samedi matin. Quelques bons mots des aventuriers, têtes et corps reposés, le cœur rempli d’émotions et l’esprit empreint d’images qui resteront gravés dans leur mémoire. Présentement en plein safari, ils reprennent l’avion dans deux jours seulement. Un périple intense de 20 jours qui se termine tout en beauté.

Nous avons hâte de les retrouver et ils auront pleins d’histoires à nous raconter!

Notre défi SP s’est achevé vendredi! Tout le monde est redescendu sain et sauf. Nous avons été accueillis en héros par l’équipe des Karavaniers: Buffet, bière, chants, danses, etc.!

Comme dernier mot, nous désirons  évidemment remercier une fois de plus nos généreux donateurs, Nadia, Isabelle, Aurelie, Emma, Emmanuelle, parents, amis, employeurs, collègues et autres partenaires qui ont rendu possible cette aventure. Nous désirons aussi remercier chaleureusement l’équipe des Karavaniers et notre EXCELLENTE guide Chantale Beaudoin ainsi que le chef local d’expédition Edward Urio pour leur professionnalisme, leur bonne humeur, leur calme et leur expérience de la montagne, qui ont été des éléments déterminants du succès de l’expédition!!

 

Merci à Stéphane avec qui nous formons une équipe en rock et en feu !  Merci pour l’idée et à notre naïveté pour avoir fait le reste !

Merci à Philippe pour sa bonne humeur légendaire!

Marc-André Drouin : « MAD,  l’Afrique ça ressemble un peu à la Beauce » et bonne fête en retard.  Désolé d’avoir manqué ton 40ième

Creaform :  Je pense faire la planif. stratégique ici l’an prochain, la vue est belle 😉 À ma gang du mktg, je reviens la tête pleine d’idées!  À tous, je pense que cette « expérience sportive » en montagne plairait bien au Creaformien type!

Au plaisir de vous revoir bientôt et de vous partager notre merveilleuse aventure africaine.

Phil & Stef

Au sommet, face à la réalité

Stéphane et Philippe ont atteint tôt aujourd’hui le sommet du Kilimandjaro! Ils ont su relever avec brio ce défi exigeant tant émotionnellement que physiquement!

 

C’est fait! Toute l’équipe a atteint le sommet du Kili ce matin à 6 h 21! Que d’émotions!  Le tout après deux journées et deux nuits très difficiles pour Philippe et moi! Mais toutes ces difficultés sont maintenant choses du passé alors que nous avons atteint notre objectif !  On a eu des pensées pour tous nos proches, mais particulièrement pour ma mère Ginette qui se bat avec la SP sur une base quotidienne, et pour mon oncle Denis qui a perdu son combat à l’âge de 41 ans, et qui aurait sûrement aimé participer à ce genre d’aventure!

Sur une note moins positive, nous avons eu un petit «reality check» lors de la descente… Une personne est décédée à à peine 200 mètres du sommet. Nous sommes passés juste à côté du corps…

Malgré le fait que le Kili soit une montagne accessible, il ne faut pas la prendre à légère. La préparation et la stratégie d’acclimatation et d’ascension sont à prendre au sérieux.  Immédiatement après avoir atteint le sommet, nous sommes redescendu de 2 800 mètres pour passer la nuit à 3 100 mètres. Toute une différence avec le -10 de la nuit dernière 🙂 On vient d’arriver à Gilman’s Point, 5 681 mètres. Dans une heure on sera  au cratère pour la nuit !

 

Toute l’équipe de la Société de la SP tient à féliciter et à remercier Philippe et Stéphane pour tout ce qu’ils ont accompli. Profitez de chaque instant qui vous est donné jusqu’à votre retour! Nous sommes privilégiés de vous avoir à nos côtés dans cette bataille contre la SP!

 

Stéphane, au sommet du Kilimandjaro

Stéphane, au sommet du Kilimandjaro