Une étape historique

Ce matin au lever, le temps est brumeux et pluvieux. Pendant les 10 premiers kilomètres, le groupe pédale sous un petit crachin alors qu’ils traversent une magnifique forêt sauvage. Les chemins font à peine 2 mètres de large et à cette heure, un dimanche surtout, on y rencontre très peu de voitures.

Une fois arrivés sur la déparmentale, la chaussée est sèche et le groupe roule gaiement jusqu’au pied de l’Aubisque (1 709 m). Le 19 juillet 1910, Aubisque a été la toute première étape de montagne du Tour de France! Cette année légendaire fut aussi celle où la voiture-balai a été introduite pour la première fois dans l’épreuve reine du cyclisme. Son rôle ne consistait alors pas à ramasser les retardataires, mais à s’assurer qu’ils finissaient bien l’étape par leurs propres moyens!

« Quelle montée », raconte Pierre pour le groupe. « On débute le 16 kilomètres de lacets dans la brume et à 5 kilomètres du sommet, le soleil apparaît pour nous découvrir un panorama à couper le souffle. Nous sommes littéralement dans les nuages. L’arrivée au sommet est des plus gratifiantes et nous prenons une pause pour manger une bonne baguette jambon beurre. »

Impossible de faire le compte rendu de cette journée sans un petit mot sur Charles. Seulement trois jours que le groupe est ensemble et ils sont déjà unanimes pour dire que sans Charles, le voyage manquerait de piquant et de divertissement. Toujours de bonne humeur et blagueur, il a aussi un petit « je ne sais quoi » d’insouciant. Tellement qu’après le lunch il est reparti du même côté que les cyclistes étaient montés… Du mauvais bord autrement dit! « Pendant que nous faisions la descente de 20 kilomètres vers Argelés-Gazot, Charles trouvait une âme charitable, Véronique, pour le raccompagner jusqu’à Lourdes où il pria la madone pour son âme avant de retrouver son chemin jusqu’à l’hôtel. En passant par la seule des trois voies disponibles, celle interdite aux vélos, l’autoroute. », raconte Pierre.

Josée
Pensée du jour de Josée : Dans les montagnes, il faut prendre les photos le moment présent, sinon le couvert nuageux peut tout changer rapidement. Comme dans la vie, Carpe Diem.

Pierre
Aujourd’hui, je roulais pour les 111 personnes et entreprises qui ont contribué à ma levée de fonds pour la SP et qui m’ont permis d’amasser plus de 21 000 $ pour aider les gens atteints et supporter la recherche.

De magnifiques photos qui en disent long…

 

 

Publicités

« On en a bavé! »

Ça monte aujourd’hui et ça tombe bien, nos sept participants sont là pour ça! Après un petit détour à St-Jean Pied de Port, le village d’où part le fameux chemin de Compostelle et une photo officielle du groupe, on prend la route vers les Pyrénées. Après 20 kilomètres pour se réchauffer, on attaque le premier col. Pierre nous raconte : « Je ne sais pas si c’est parce que c’est mon premier col à vie, mais après seulement 500 mètres je me demande déjà ce que je fais là 🙂 mais graduellement on prend notre rythme et on apprend à apprivoiser la montée, dans notre tête et avec nos jambes. »

Après 17,4 km de montée, le groupe atteint le sommet du col de Burdincuruceta. Les paysages sont magnifiques et la fierté est au rendez-vous. Ensuite, les cyclistes s’attaquent au col Bagargi (vous remarquez que sur les photos, les affiches des cols sont à la foi en Français et en Basque!). Après l’avoir redescendu, ils font un court arrêt dans un village. Certains décident alors d’aller à l’hôtel par l’itinéraire prévu, d’autres se laissent tenter par la proposition du guide Guy : un petit détour et un autre col, le port de Larrau. Pierre écrit : « Nous avons alors rapidement appris ce qu’était un « Guylomètre », environ 1,3 km. C’est éreintés mais avec le sentiment du devoir accompli que nous avons mis les vélos sur la fourgonnette et sommes rentrés à l’hôtel. »

2978 mètres de dénivelé total dans la journée! Mais 3 000 mètres pour Denis qui est même allé faire un petit « extra » avant de terminer sa journée.

Petite anecdote de la journée : le guide Guy a crevé et a donné aux cyclistes un cours sur le changement d’un boyau sur son vélo, à trois reprises en moins d’une heure!

Pierre
Aujourd’hui j’en profite pour faire des remerciements. Tout d’abord à Gilles Dionne qui a eu l’idée de ce second Défi Tour de France, ensuite à mon ami Louis Philippe Baillargeon qui m’a convaincu de me joindre au groupe et finalement à Sylvain Gagnon qui, dans la dernière montée où j’étais prêt à abandonner m’a encouragé à me reposer 15 minutes puis est demeuré avec moi jusqu’à la montée au sommet.

Première randonnée pour se mettre en jambes

Le vol est parti hier soir avec trois heures de retard, nous raconte Pierre… Les aléas du voyage!

Après une nuit plutôt courte, le groupe est accueilli à Bordeaux par les guides qui les suivront durant tout le voyage. Croissants et cafés pour bien commencer la journée, à la française!

Tout le monde part ensuite en bus vers Biarritz, un ancien port baleinier, aujourd’hui célèbre station balnéaire du sud-ouest. On monte les vélos, on se prépare et à 14 h 30 c’est le départ officiel de la traversée des Pyrénées, déjà une petite fatigue dans le corps… Tout d’abord, cap vers le sud et ses paysages verdoyants. Les hauteurs pyrénéennes sont encore à l’horizon : on en profite pour se mettre en jambes en douceur. Les paysages basques redonnent de l’énergie au groupe. Premier arrêt sur le bord de mer à la plage de Biarritz, suivi d’une balade sur de belles routes sinueuses et parsemées de vallons. Puis un petit détour par le village d’Espelette, renommé pour ses piments, pour admirer son imposante église et ses hautes maisons blanches et rouges, typiques du pays basque.

Un total de 80 km sous un soleil radieux et chaud, puis un souper à l’hôtel vers 20 h et tout le monde part se coucher. Trois cols de plus de 1 000 mètres attendent nos cyclistes demain!

Pierre
Aujourd’hui, je roulais pour mon ami et associé Jacques Gauthier. Parce qu’il m’a transmis sa passion du vélo de route lors de mon retour à Québec en 2010, parce qu’il m’a démontré sa détermination et son courage en combattant la maladie à deux reprises et parce qu’il m’a généreusement supporté dans ce Défi d’aventure SP. Merci Jacques!

Josée
Merci Anthony pour ton appui lors de ma préparation pour ce défi.
J’ai très hâte de te voir jouer au basket et retourner jouer au tennis avec toi.
Je t’aime
Maman xxx

Départ du Défi Tour de France SP 2016!

Aujourd’hui est un grand jour!  Alors que des milliers de Canadiens participent au Rendez-vous A&W pour stopper la SP (1 $ remis à la Société de la SP à l’achat d’un Teen Burger), sept personnes s’envolent dans 30 minutes vers la France pour le Défi Tour de France SP 2016.

Après des mois intenses de collecte de fonds pour soutenir la recherche et les personnes atteintes de SP, Pierre, Josée, Gilles, Denis, Sylvain, Charles et Louis prennent l’avion pour Bordeaux, la première étape du voyage.

itineraireCe qui les attend? Près de 800 km à parcourir à vélo pendant dix jours dans les Pyrénées, de la France à l’Espagne. Frontière naturelle entre les deux pays, la chaîne de montagnes s’étend de l’océan à la mer, et offre des reliefs variant entre hauts cols et étroites vallées. Les participants pourront aussi y découvrir des petits villages et territoires aux particularités culinaires, géographiques, architecturales ou encore culturelles.

C’est Gilles Dionne qui a initié le projet en 2013. Touché par la réalité d’un membre de sa famille vivant avec la SP, le président de l’Association cycliste en développement des affaires (ACDA) est habité d’une détermination et d’une volonté à toute épreuve pour stopper cette maladie.

Cette année est donc la deuxième fois pour certains qui avaient déjà relevé le défi en 2013, mais c’est aussi la première fois pour d’autres. Tous ces cyclistes ont quelque chose en commun : le goût des reliefs, de l’aventure et bien sûr… du vélo!

Nous vous donnerons quotidiennement des nouvelles du groupe sur ce blogue : restez connectés!

Retour imminent et vacances prolongées

Aujourd’hui marque la fin du Défi Groenland SP, un défi qui a probablement changé la vie de nos aventurières. Elles ont pu découvrir un territoire vierge, des glaciers majestueux et garderont probablement en tête des images et des souvenirs ineffaçables.

Alors que Marie-Pier sera de retour cet après-midi à Montréal, certaines des filles ont décidé de profiter de quelques jours supplémentaires en sol islandais! Dominique et Sonia rentreront demain, alors que Marie-France et Julie arriveront à Montréal le 6 août.

À nos quatre participantes
Une chose est sûre : tous les efforts de collecte de fonds que vous avez fournis cette année ont été récompensés.

Au nom des 20 000 Québécoises et Québécois atteints de SP et au nom de la Société de la SP, c’est un sincère MERCI que nous vous adressons. Vous nous aidez à changer le cours des choses.

merci

Retour à Reykjavík

Ce matin, l’avion décolle de l’île de Kulusuk pour ramener tranquillement le groupe vers un monde beaucoup plus connu. Quelle sensation de revenir à un environnement « civilisé » après avoir vécu cette semaine de dépaysement complet!

En fonction de l’horaire d’arrivée du vol, les filles profiteront d’un temps libre en fin de journée, où elle pourront visiter le centre-ville de la capitale, ses cafés, ses bars et ses terrasses.

Ce soir, le groupe passera à nouveau la nuit en maison d’hôte.

Reykjavik

En route vers le village Inuit de Kulusuk

Après ces deux jours de randonnée en autonomie, puisque le bateau ne pouvait plus suivre le groupe, Julie, Marie-Pier, Dominique et Marie-France regagnent à pied leur campement d’il y a trois jours.

Après avoir dîné, les bateaux viennent les récupérer, avec tout le matériel : c’est la fin du trek, et l’heure du retour, par la mer cette fois, vers la communauté Inuit de Kulusuk.

Kulusuk

En après-midi, après une douche appréciée, temps libre pour découvrir le petit village. C’est peut-être le temps de faire de belles rencontres avec des communautés locales, souvent fières de partager leur quotidien avec des personnes qui en sont tant éloignées.

Pour célébrer l’accomplissement des derniers jours, le souper et la nuit se feront en maison d’hôte!

Sonia

Nous avons eu des nouvelles de Sonia ce matin, qui revient sur les temps forts de son séjour :

« 29 juillet, jour du retour en France de l’autre membre de ma petite équipe franco-québécoise. J’avais le cœur gros de voir ma copine des dix derniers jours rentrer au bercail. Nous avons vécu de très beaux moments ensemble dans cette Islande insolite, magnifique et mystérieuse. Mais, la solitude ne me pèse pas et ces quelques jours « en solo » seront bien agréables aussi.

En arrivant en Islande, c’est le dépaysement immédiat. Nous nous retrouvons tout de suite dans un paysage « lunaire »,  parce qu’en quittant l’aéroport, nous traversons d’immenses champs de lave.

Une fois arrivés à Reykjavík, nous avons tout de suite l’impression d’être débarquées dans n’importe quelle ville européenne de taille moyenne. Ça nous donne le goût de partir sillonner le pays.

Notre exploration a donc commencé quand nous sommes parties de Reykjavík. Nous avons particulièrement apprécié la région du Cercle d’or, qui est certes magnifique, mais où nous avions par surcroît la chance d’être hébergées chez un jeune couple, dans un décor enchanteur : chevaux islandais, serres, en pleine nature, à deux pas du geyser de Geysir. Un coin très vert et paisible.

Nous avons également eu un coup de cœur pour la région de la lagune glaciaire de Jökulsárlón. Nous y sommes allées trois fois. Une première fois en reconnaissance, en nous rendant à Höfn, ville située à l’extrémité de notre parcours. Le lendemain, nous nous y sommes rendues en excursion. Enfin, nous nous y sommes encore arrêtées au retour, pour aller au bord de l’océan, là où se rendent les icebergs en sortant de la lagune, pour y « mourir » paisiblement.

Je suis maintenant cantonnée à Grindavik jusqu’au moment du départ. Grindavik est une petite localité perdue, au sud de la péninsule de Reykjanes. Il n’y a pas grand chose à voir ici, si ce n’est le port de pêche et le Musée de la morue. J’ai choisi ce coin pour la partie de mon voyage « en solo », parce que c’est un coin perdu et particulièrement calme, et qu’il y a de belles balades à faire sur les hauteurs des environs.

Pendant la première semaine, nous avons eu du temps gris et souvent pluvieux. Jamais de grosses pluies, mais souvent un petit crachin parfois assez tenace. Peu de soleil. Depuis le 26 juillet, le temps est superbe. Un soleil radieux et des températures agréables.

Ce que je vais retenir de mon passage ici, c’est avant tout le calme des gens du coin. Leur vie en harmonie avec la nature … leur nature. Ici, la vie me semble subitement au ralenti. J’ai l’impression de vivre ici depuis longtemps. Les nuits sont très longues et reposantes, malgré la clarté nocturne. Somme toute, deux semaines vraiment apaisantes, que j’apprécie beaucoup. Merci la vie! Tu fais bien les choses… ».